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lundi 23 octobre 2017

Un président à Sarcelles

Le 19 octobre 2017, le président François Hollande était de retour à Sarcelles pour la présentation d'une intervention de sa fondation, la France s'engage, dans une école publique de notre chère cité. 

Évidemment, vous couperez aux photos avec des bambins visibles (pour des raisons à la fois légales et déontologiques que vous comprendrez). Restent quelques photos, ici publiables, qui montrent que, plus que jamais, on s'efforce de prendre de «belles images». Au cas où vous l'ignoreriez, la tradition républicaine veut que le secrétaire d'État le plus éphémère soit appelé «monsieur le Ministre» toute sa vie et qu'un ancien président de la République ne soit pas nommé autrement que «monsieur le Président». Voici notre sélection, avec une surprise si vous êtes sages jusqu'au bout.

lundi 11 juillet 2011

Liberté, égalité, fraternité, la(ï)cité



École Pauline-Kergomard, Sarcelles. Sur le mur était inscrit la formule Liberté-Égalité-Fraternité à laquelle on a ajouté Laïcité. Un plaisantin a fait sauter le «ï» de «laïcité» (c'est la deuxième fois). C'est sans doute plus un clin d'œil  (vandale hélas), qu'une réaffirmation territoriale. Sarcelles-Lochères n'est pourtant pas un territoire de cités, mais bien l'historique grand ensemble de Sarcelles. Si, en tout cas, les cités portaient les valeurs de la République — et si l'on y pouvait ne pas éprouver ce ressentiment d'en être exclu à l'extérieur —, qui s'en plaindrait?

jeudi 22 avril 2010

Mlle Wilhelmine en forêt


Mlle Wilhelmine (dite Mimine) est une chatte de sept mois environ que nous aurions pu nommer Grincement-de-Porte si nous nous étions fondés sur le charme indéniable de son miaulement délicat. Authentiquement certifiée gouttière, elle peut paraître noire mais un examen plus attentif démontre qu'elle est plutôt couleur chocolat. Elle a rejoint le foyer fin février et, c'est le cas de le dire, la famille l'a immédiatement adoptée.


C'était aujourd'hui sa deuxième sortie en forêt — plus convaincante que la première, pendant laquelle elle se laissait traîner comme un paquet dès lors qu'elle n'était pas dans les bras. Ce jeudi donc, en forêt de Chaumontel (Val-d'Oise), elle avait pris plus d'assurance que le dimanche précédent, vérifiant régulièrement que nous étions à proximité, nous frôlant, s'assurant aussi que le chien serait capable de la défendre au cas où quelque prédateur voudrait s'en prendre à elle ! Pour autant, les odeurs de la forêt et les sifflements des joyeux zoziaux ne manquaient pas d'intérêt pour elle.


La laisse était tenue assez lâche, mais elle était là. De la crainte primitive à la volonté d'aventure, il y a peu (sans parler même de ces chats qui, d'instinct, savent grimper aux arbres mais qui, en raison d'une fâcheuse inconséquence de Mère Nature, n'en savent point descendre...). La chatte a même évolué sans qu'on tirât la laisse, traînant le tout sans trop de peine (mais c'était une sécurité supplémentaire au cas où il aurait fallu la rattraper vite fait).

Ce n'est en tout cas qu'à la fin de la promenade qu'elle a préféré se faire porter.






Les photos ont été prises pour partie avec un Lumix Panasonic DMC-FX37 (le petit portable que j'ai toujours en poche) et, la batterie faiblissant beaucoup avec un Blackberry 8520. Ces dernières ne sont jamais fameuses, mais entre Picasa 3 et mon cher vieux PaintShopPro 5, on arrive à en tirer quelque chose !

mardi 15 septembre 2009

À Paris, rue des Martyrs



La rue des Martyrs est célèbre pour son bar-tabac cher à François Hadji-Lazaro. Mais en la descendant, on change d'univers en passant devant le très sage lycée Edgard-Quinet, dont l'entrée témoigne de l'évolution du système éducatif : de l'école primaire supérieure ou EPS (conduisant au brevet supérieur d'avant-guerre, d'un niveau équivalent au baccalauréat — c'est au B.S. que conduisaient aussi jadis les écoles normales d'instituteurs) au lycée polyvalent d'aujourd'hui.

De Jules Ferry à 1940 exista un certificat d'aptitude commun pour le professorat dans les écoles normales d'instituteurs et les écoles primaires supérieures (relevant de l'enseignement primaire), auquel préparaient les écoles normales supérieures de l'enseignement primaire (Saint-Cloud pour les garçons, Fontenay-aux-Roses pour les filles), les ENS de la rue d'Ulm et de Sèvres formant les professeurs de lycée après passage dans les classes préparatoires des lycées.

Pour en savoir plus, on pourra se promener dans le dictionnaire de Ferdinand Buisson (à commencer par l'article sur les EPS)*, qui permet à l'écran d'ordinateur de fleurer l'encre violette et la craie. Cela date d'une époque ou l'école primaire se prolongeait tandis que le lycée — socialement marqué (il fut payant jusqu'au Front populaire — hors aux lauréats du concours des bourses — et l'une des premières mesures de Vichy fut d'annuler la gratuité) — avait ses propres classes élémentaires.

La possession du certificat d'aptitude (un examen) permettait de postuler à la fonction, mais ne le garantissait pas. Au nombre des professeurs d'école primaire supérieure on compta l'homme en proie aux enfants, Albert Thierry, mais aussi Marceau Pivert, ancien élève de l'école normale d'Auteuil (l'EN de garçons de la Seine) puis de l'ENS de Saint-Cloud (rétrogradé pour des raisons politiques comme simple instituteur).


Les EPS ne sont plus. L'évolution fut consacrée en 1942, mais le mouvement était porté déjà par Jean Zay, l'exceptionnel ministre de l'Éducation nationale du Front populaire(radical, comme Mendès-France), avec un souci de démocratisation et de transformation du système éducatif.

Quant à Edgar Quinet — ce quarante-huitard qu'exila le coup d'État du 2 décembre 1851 de Badinguet et qui, comme Victor Hugo, refusa l'amnitie ultérieure de Napoléon III —, pour qui est-il aujourd'hui autre chose qu'un lycée ou une station du métro parisien ?

Comme quoi, la (prise de) vue d'une simple façade peut conduire à des considérations qui, chez la plupart des passants, seraient inattendues...

* Sur Ferdinand Buisson lui-même, voir l'article de Wikipédia consacré à ce grand républicain, prix Nobel de la paix en 1927, proche collaborateur de Jules Ferry, dreyfusard au point d'être un des cofondateurs de la Ligue des droits de l'homme qu'il présidera de 1913 à 1926