vendredi 29 mai 2020

Balade au Plessis-Gassot

27 mai 2020. — Allez ! je vous emmène en balade  au Plessis-Gassot, commune rurale val-d'oisienne du «pays de France».

Il faisait beau et chaud et, à une petite exception près, cette promenade sur un chemin de campagne que ne traverse qu'une petite route locale se prêtait bien à la couleur, toujours avec le Canon Powershot G7X mark II.


Commençons par planter le décor...


Le véhicule une fois garé en bord de route, avant l'entrée du village, on peut emprunter un chemin que bordent des blés encore verts, alors qu'au fond, d'imposants pylônes électriques font contrepoint à la nature.



Mille nuances de vert s'offrent à nos yeux, pour peu qu'on prenne le temps d'en regarder les tonalités changeant au gré de la lumière ambiante.


Sagement, la chienne reste en bordure. De sa hauteur, elle n'a pas aperçu le lièvre que, du haut de la nôtre, nous avons vu s'arrêtant avant de repartir en bonds puissants, trop loin pour qu'on l'attrape, même sur écran.



Pâquerettes un peu grandes ou marguerites un peu petites? Peu importe: les fleurs survivent, et même réapparaissent de plus en plus. Elles essaiment à la sauvage, offrant un plus charmant tableau que dans les jardins bien ordonnées aux désespérants tracés rectilignes. La vie, quoi !



La vie, toujours, avec ces coquelicots qu'on avait longtemps cru disparus. Et si l'on regarde bien, la vie dans la vie avec le petit insecte qui fait la sienne à droite de la corolle.

Si les pousses de blé sont pimpantes, le champ planté de maïs (me semble-t-il) semble en revanche désespérément asséché. Les traces des roues d'engin agricole, un tracteur peut-être, lui donnent l'air tourmenté, déchiré, crevassé d'un désert en gestation où quelques plants s'acharnent encore à survivre.



Un peu plus loin, un talus aux herbes folles que le vent balance gentiment sert d'écrin aux coquelicots dont le rouge est ainsi rehaussé. Poursuivons notre chemin



Magie de la couleur entre chemin de terre, champ et ces pylônes dont les câbles, par illusion d'optique, semblent couper notre voie.



Sait-on pourquoi, en quelque endroit, c'est la sécheresse de racines ou de rameaux morts qui s'exhibe dans sa brutalité? Dégénérescence de l'arbre ou du buisson ? Effet de la foudre ? Comment savoir ?



Et voilà notre exception (le noir et blanc), qui permet de mieux apprécier le dessin des lignes.



Il est temps de rentrer. La chienne, à laquelle importent peu les considérations philosophico-botaniques sur la vie et la mort des plantes, se décide à venir au rappel en courant, oreilles au vent.

P. S. — Et si vous voulez connaître la différence entre «balade» et «ballade», allez voir par là...